Tonte perpétuelle

Au menu: la tondeuse, pour le meilleur et pour le pire, Amen.

C’est la dernière chronique pétrolière, mes amis! Pour finir sur une note spéciale, je vous propose une version plus propre diffusée en 2011 à l’occasion d’une soirée littéraire  à Livres en fête. Bonne lecture!

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Bon, maintenant, quelqu’un peut me dire quelle sera l’empreinte carbone de mon incinération, compte tenu qu’il n’y a pas d’incinérateur aux Îles-de-la-Madeleine et que mon corps devra donc voyager en avion pour aller se consumer sur le continent? Mourir écolo : pas si simple.

Bon été! Les chroniques pétrolières se poursuivront peut-être dans un futur pas trop proche, à la prochaine!

Exploration du golfe, partie 2

Combien d’histoires tristes se cachent dans l’ombre du pétrole offshore? Combien d’autres surviendront? Parlons un peu de la pertinence de demander un moratoire dans le golfe du Saint-Laurent.

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 2e et dernière partie d’une chronique, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie de Exploration du golfe. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité. Vos questions, commentaires et corrections sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Présidente-écolo: « Un des problèmes, c’est qu’on n’arrive pas encore, au niveau technologique, à contenir une marée noire. Tous les experts le disent, même les compagnies pétrolières: on ne recueille pas plus de 10% des déversements! À ce stade-ci, nos gouvernements se doivent d’agir de façon responsable et prudente: ils doivent revoir en profondeur toute l’industrie pétrolière. Le président Obama a décrété un moratoire parce qu’il veut tout revoir: la cadre légal, les technologies, les plans d’intervention, etc. » Obama: « …rompre la dépendance au pétrole… adopter des énergies propres… » Présidente-écolo: « Au Canada aussi un exercice de fond s’impose. Et la seule façon de le faire, et de bien le faire, c’est de décréter nous aussi un moratoire. » Harper: « …sables bitumineux… forage arctique… économie… » Présidente écolo: « Un moratoire, c’est une suspension provisoire. Il ne s’agit pas de se dire pour ou contre un projet, mais d’émettre un temps d’arrêt pour faire le travail de fond. »

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Lisibilité : Journaliste: « Mais la ministre des ressources naturelles a justement lancé des consultations publiques sur ces possibilités d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures dans quatre grands bassins du Saint-Laurent… » Présidente écolo: « Oui mais ça concerne uniquement le Québec! À quelques kilomètres de là, à Terre-Neuve, une compagnie annonce qu’elle procèdera à l’exploration dès cet automne! Dans ce contexte, les évaluations environnementales stratégiques du Québec deviennent incohérentes. Nous proposons de former une coalition interprovinciale puisque les décisions, comme les impacts, devraient être partagées. » Journaliste: « Oui… le pétrole n’a pas de frontière, il voyage librement sur les eaux… »

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Lisibilité : Présidente-écolo: « À la mer de Beaufort, les autochtones demandent un moratoire. L’office national de l’Énergie se propose d’ailleurs de revoir toutes ses règles et procédures suite à la catastrophe du golfe du Mexique. Le gouvernement canadien et de la Nouvelle-Écosse vient de décider de prolonger le moratoire du Banc Georges jusqu’en 2015. Le ministre d’Environnement Canada a rassuré la Colombie Britanique en maintenant le moratoire en cours là-bas, leurs richesses naturelles étant, selon lui, trop précieuses. Pourquoi ne parle-t-on pas du Saint-Laurent? » Journaliste: « Mouais. »

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Lisibilité : Présidente-écolo à la radio: « On croit que chez nous aussi, il y a des richesses qu’il vaut mieux protéger. On demande au gouvernement d’empâcher ABSOLUMENT tout permis, même à Terre-Neuve, jusqu’à ce que l’exercice de fond soit fait. Vous savez, au niveau légal, aucune consultation publique n’est requise aux stades des levées sismiques et des forages exploratoires. Les populations seront consultées uniquement à la phase d’exploitation. Il y aurait peut-être lieu, là aussi, de faire une révision des procédures… » Jounaliste: « Madame, merci beaucoup. » Présidente-écolo: « Merci monsieur, au plaisir! »

La semaine prochaine, ce sera la dernière et ultime chronique pétrolière. On jasera tondeuse!

Exploration du golfe, partie 1

Il y en a eu, des annonces de forage, aux Îles-de-la-Madeleine. Depuis 3 ans, on nous tient en haleine d’un projet à l’autre, d’une étape à l’autre, de consultation en évaluation et tutti quanti. Résultat: les citoyens se mobilisent et les trous ne sont toujours pas faits.

La semaine prochaine, les Madelinots pourront participer au BAPE sur Les effets liés à l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles sur les nappes phréatiques aux Îles-de-la-Madeleine, notamment ceux liés à l’exploration et l’exploitation gazière. Mon petit doigt me dit qu’on y parlera au moins autant de nappe de pétrole que de nappe phréatique!

Voici donc une entrevue en BD, datant de 2010, au sujet de l’exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent. Avec du recul, on constate qu’il y avait beaucoup de sensibilisation à faire. Et ce n’est pas fini!

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une première partie d’une chronique au brouillon. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus pour rectification ou discussion!)

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Lisibilité : Écran: « Entrevue sur le moratoire. Si ça t’intéresse: Radio-Canada Régions/Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine « À la Une », 28 mai 2010. » MPapillon: « Enfin! Ça fait la manchette! » Radio: « Au moment où le monde entier constate avec désolation les dégâts dans le golfe du Mexique, la compagnie d’exploitation Corridor Resources confirme qu’elle explorera les fonds sous-marins à moins d’une centaine de kilomètre des Îles-de-la-Madeleine. Effectivement, le président affirme que la recherche de pétrole sur le site de Old Harry va débuter en septembre, soit dans 3 mois. » MPapillon: « Ouch! 3 mois? » Radio: « Grâce à leur permis terre-neuvien, ils vont d’abord procéder aux levées sismiques pour préciser où ils foreront. » MPapillon: « Est-ce qu’on va avoir notre moratoire à temps? » À l’écran: « AUDIO VIDEO RADIO première chaîne, Exploration pétrolière confirmée aux Îles. »

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Lisibilité : Radio: « Ils sont donc en négociation présentement pour trouver une grande compagnie pétrolière qui fera cette opération pour eux. Peut-être même négocient-ils avec BP? » MPapillon: « HEIN? » Radio: « En entrevue, le président de Corridor nous a dit: » Président: « Écoutez, soyez calme. » Radio: « Et il s’est montré très rassurant. » MPapillon: « Me voilà rassurée… » Président-Superclass: « Écoutez, ce ne serait pas du tout comme dans le golfe du Mexique. C’est 4 x moins profond, donc il y a moins de pression et ce serait beaucoup plus sécuritaire. » MPapillon: « PLUS SÉCURITAIRE QUE QUOI? QUE DEEP WATER HORIZON? » Radio: « Évidemment, le président est conscient que beaucoup de gens s’inquiètent, mais il s’est voulu très rassurant, vraiment. » MPapillon: « Mais cessez donc de vouloir nous rassurer! Informez-nous, à la place! »01-eol.jpg 03

Lisibilité : Journaliste: « Entretenons-nous maintenant avec la présidente de l’organisme écologique des Îles-de-la-madeleine. Bonjour Madame. » Présidente: « Bonjour Monsieur! » Journaliste: « Ce que vous appréhendiez se réalise: l’exploration du golfe du Saint-Laurent est lancée. Mais ne voyez-vous pas de différences, entre ce qui est proposé ici et ce qui se passe dans le golfe du Mexique, qui seraient de nature à vous rassurer? »  MPapillon: Ben quoi? Il cherche à rassurer au lieu de faire scandale? Je l’aurais aimé, lui, pendant la grippe H1N1! » Présidente: « À ce stade-ci, les propos rassurants ne nous rassurent plus. » Journaliste: « Ouais, sauf que ce qui arrive, au golfe du Mexique, c’est que c’est terriblement profond, alors que chez vous bla-bla-bla… tandis que ce qui arrive là-bas c’est que bla-bla-bla… Alors, euh, il y a une différence, là! » MPapillon: « Coudonc! Il est en train de lui expliquer – et de justifier – en quoi le déversement est si difficile à arrêter?! C’est quoi cette question à la noix? »01-eol.jpg04

Lisibilité : Présidente: « En effet, chaque histoire de marée noire est différente et fait appel à des problèmes différents. Je ne suis pas une experte, mais il y a plusieurs causes à une marée noire. Un échouement ou un naufrage de bateau. » Équipage: « C’était pas sur la carte ça! » Présidente: « Une défaillance technique. » Équipage: « Voyons, le cadran marche pu! » Présidente: Un tremblement de terre. » Équipage: « Qu’est-ce qui se passe? » Présidente: « Un conflit armé. Une tempête. La négligence. » Équipage: « Hic! » Présidente: « À Terre-Neuve, on a eu une plateforme qui s’est écroulée lors d’une tempête en 1984, faisant 84 victimes. Et puis aux Îles-de-la-Madeleine, on a connu le naufrage du Irving Whale qui a provoqué une marée noire, laissant échapper une énorme quantité de mazout et de BPC. »

Tristes histoires. La semaine prochaine, on poursuivra avec la demande de moratoire dans tout le golfe du Saint-Laurent, pour éviter d’autres histoires comme celles-ci.

Éole et pétrole, partie 5

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 5e et dernière partie d’une chronique au brouillon, première partie ici. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus pour rectification ou discussion!)

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Lisibilité : Depuis que j’habite les Îles, j’ai vu et entendu toute sorte d’histoires « énergétiques », légendes rurales à leurs façons. Celle-là, vous la connaissez déjà. Celle-ci est étrange et fascinante. Une énorme éolienne nargue le vent, immobile, sur les dunes de la Cormorandière au bord de la route principale. Il s’agirait d’un projet d’étude de l’Hydro dont la plus grande conclusion serait l’échec de maintenir une productivité minimale en territoire isolé, où il n’y a ni expertise, ni matériel spécialisé pour en assurer le fonctionnement. Ça fait des belles photos souvenir et il y a là de bons bleuets en août. Pancarte: « PRIVÉ Défense de passer »

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Lisibilité : Celle-ci est vécue couramment. Elle dure invariablement 15 minutes. C’est le temps requis pour changer le bloc d’alimentation à la centrale.* Si ça dure plus longtemps, alors c’est que la situation est grave. Comme en septembre 2005. Une tornade avait arraché une série de poteaux électriques. Et puis il y a l’histoire de la force du vent, justement. L’Île d’Entrée. La plus isolée de l’archipel. Elle a même sa propre centrale. Il vente là-bas aussi. Un parc éolien a été élaboré pour augmenter l’autonomie de l’île et la rendre plus « propre ». Mais on a oublié de consulter la population, fort mécontente d’ailleurs.

*: Cette information mériterait certainement validation…01-eol.jpg 20

Lisibilité : C’est drôle. Quand on veut construire des éoliennes, il faut consulter la population locale, bien sûr, parce que ça fait du bruit et que ça change drôlement le paysage. Mais quand vient le temps de faire de l’exploration et de l’exploitation d’hydrocarbures, ce n’est pas nécessaire. Ça fait moins de bruit, faut croire. Une autre histoire, celle de la plateforme éolienne en mer. Une idée géniale, du point de vue énergétique et environnemental. Finis, les ravitaillements en mazout pour allumer nos ampoules. Finie, la dépendance énergétique. Et en plus, l’Hydro va pouvoir exporter par câble sous-marin! Un projet emballant, mais pas si simple. En se fiant à l’expérience de la Cormorandière, un système mixte sera probablement nécessaire…01-eol.jpg  21

Lisibilité : Pour l’instant, ce projet suscite des réactions ambivalentes. Localement, ça représente beaucoup de perte d’emploi. « Merde! Il va falloir qu’on change notre système de chauffage? Est-ce qu’il vont le subventionner? Ça devient difficile, de nos jours, d’être écolo… » Allons aux sources, vérifier et comprendre tout ça. À l’écran: « Re: re: Projet BD pétrole: J’ai besoin de ton avis à ce stade-ci. Je t’ai scanné mes réflexions. J’aurais besoin que tu me réfères à… vérifier ce… »

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Et c’est ainsi que, pendant que la marée noire de la Louisiane envahissait les bayous, j’entamai les Chroniques pétrolières.

Éole et pétrole, partie 4

Dans l’épisode précédent, je préparais un diaporama sur la marée noire. Il se terminait sur les « Îles vues du ciel, enrubannées d’orange ». Cette vision d’un territoire entier protégé par des estacades évoquait Éolie, terre du dieu du vent, bordée d’une infrangible muraille de bronze. Mais de nos jours, qui gouverne? Éole ou Pétrole?

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 4e partie d’une chronique au brouillon, première partie ici. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus pour rectification ou discussion!)

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Lisibilité : « Bon, en rentrant ce soir, il faut que je continue ça. Je dois ajuster le ton. Je vais ajouter une image à la toute fin pour laisser sur quelque chose de positif. Les gens ne se sentiront-ils pas mal après avoir vu ça? Est-ce bien? Un ciel bleu, tiens. Symbole de fraîcheur, d’espoir et d’universalité. J’ajoute un ciel bleu. »

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Lisibilité : K: « Maman! » M: « Salut Ko! Salut Christophe! » C: « Avion! » J: « Chérie, grosse nouvelle. Le diapo, c’est cancellé. Il a consulté sa gang et ils ne sont pas d’accord de chanter devant un grand écran full écolo. Il était super mal à l’aise. Je lui ai dit que c’était cool, que t’avais pris plaisir à faire tes recherches. » C: « Autobus! » J: « T’as deux billets gratuits pour la chorale vendredi. »

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Lisibilité : Je le savais, dans le fond, que ça ne passerait pas. Il y avait comme une bizarrerie à faire ce boulot. -La veille. « Clic clic » « Ah oui, c’est vrai. » Eh oui, aux Îles on chauffe à l’huile. L’hydroélectricité ne se rend pas en plein golfe. Notre électricité, on doit la produire à même une centrale au mazout.

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Lisibilité : Quand elle est arrivée aux Îles, bien tard d’ailleurs, plusieurs étaient déjà équipés en électroménagers et ampoules depuis longtemps. Nombreuses sont les familles qui se sont converties au chauffage électrique. Mais ça coûtait cher à Hydro-Québec, qui ne peut pas augmenter ses tarifs comme elle veut. L’Hydro a donc financé la conversion à l’huile, c’est plus rentable de la faire brûler directement chez les gens qu’à la centrale. Ils ont subventionné: l’installation de la fournaise, du système de chauffage, du réservoir à huile; l’entretien de la fournaise et du réservoir; l’huile. -L’avant-veille: « bilibilibili » M: « Allo? » B: « Salut c’est Benoît, est-ce que je peux passer demain pour la fournaise? » M: « Oui, bien sûr! »01-eol.jpg 17

Lisibilité: Alors voilà ma situation, absurde, du 19 mai 2010, journée où la marée noire atteignit la Louisiane. « Voiture-jouet des enfants dehors. » « Camion Irving chez moi. » « Un monsieur qui est dans ma salle de fournaise en train de faire l’entretien préventif gratos. » « Un autre monsieur qui me remplit mon réservoir d’huile à bas prix grâce à l’hydro. » « Gazon frais tondu, au gaz. » « Moi qui prépare le diapo, me renseignant sur les pétrolières et leur magouille, tout en évitant de sélectionner des images de Greenpeace – pour ne pas miner ma crédibilité, quand même – et en naviguant sur le web grâce à l’électricité de la centrale. » « Ma cheminée qui, m’annoncera le gentil monsieur qui vient faire l’entretien préventif gratos, est pourrie. Je dois en remplacer une importante section puisqu’elle est aussi non-réglementaire. Nous sommes chanceux de ne pas avoir passé au feu, nous dira-t-on, et c’est vrai que 1000$ – l’Hydro ne subventionne pas la cheminée – c’est bien peu pour sauver sa famille des flammes. »

Le dernier épisode de Éole et pétrole se trouve ici.

Éole et pétrole, partie 3

Une ligne orange se profile à l’horizon, des fresques abstraites se succèdent à l’écran. De quoi s’agit-il?

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 3e partie d’une chronique au brouillon, première partie ici. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : « Jusqu’à ce qu’on y voit beaucoup plus clair. »

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Lisibilité : « Et on enchaîne ça avec un zoom out de la marée noire, vue par google.earth, puis un zoom in sur les maritimes, avec mention des projets de forage au large de Terre-Neuve… aussi bien dire au large des Îles-de-la-Madeleine. »

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Lisibilité : « Image finale : nos Îles vues du ciel, enrubannées d’orange. »

Rappelons-nous Ulysse, dans l’Odyssée : «Nous gagnons Éolie (…). C’est une île qui flotte : une côte de bronze, infrangible muraille, l’encercle tout entière». Seraient-ce des estacades? Et si les Îles de la Madeleine devenaient Éolie, plutôt que Pétrolie?

La suite ici.

Éole et pétrole, partie 2

Au printemps 2010, j’entame des recherches graphiques pour bâtir un diaporama sur la catastrophe du golfe, à la demande d’un directeur de chorale. 

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 2e partie d’une version brouillon, première partie ici. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Miss Papillon: « Salut! C’est moi qui vais faire le diapo. Je voulais discuter avec vous, puisque c’est votre idée. Comment vous voyiez ça? » Réponse: 16 filles et leur lutrin, elles chantent le Stabat Mater de Pergolesic dans la pénombre. Derrière elle un immense écran. Devant, un public non averti. Et sur l’écran, aucun texte, seulement du visuel. Des paysages des Îles, de notre belle nature et …ooops! Une plateforme. La mer, nos plages de sables et …ooops! Un oiseau asphyxié. BUT: Toucher des gens pour les rallier à la demande de moratoire sur les hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent. Durée : 26 minutes. C’est plus long qu’une émission de télé sans les annonces.

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Lisibilité: Miss Papillon: « Comment arriver à projeter quoi que ce soit, pendant 26 minutes, sans emmerder un public? Je veux aider à la cause, pas lui nuire! Comment sensibiliser sans choquer? Est-ce que je fais ça pour les bonnes raisons? Suis-je en rain de vouloir profiter du mouvement pour me faire remarquer? » À l’écran: « Une Île en Louisiane entourée de barrage flottant. »

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Lisibilité : « OK, j’ai trouvé mon idée. Pas d’oiseaux agonisant. D’abord des paysages des Îles. Nos belles Îles-de-la-Madeleine comme on les aime. Ses plages, sa faune, sa flore, ses habitants. »

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Lisibilité : « Et puis, sans s’en apercevoir, on passe de la faune du Saint-Laurent à celle de la Louisiane. Et puis apparaît une ligne orange. S’ensuit de très belles fresques, abstraites. »

À la semaine prochaine!

Éole et pétrole, partie 1

Éole est le dieu des vents. Ulysse accoste chez lui dans l’Odyssée : «Nous gagnons Éolie (…). C’est une île qui flotte : une côte de bronze, infrangible muraille, l’encercle tout entière».

Pour 4e chronique, je vous propose le récit de mon incursion dans le monde du pétrole, par le biais d’une recherche graphique lors de la catastrophe du golfe du Mexique au printemps 2010.

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une version brouillon, le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Mme G.: « Il y a une expo au Café, ça s’appelle « Offshore? No thanks! » Miss Papillon: « Woah… Super, j’ai moi aussi des pulsions créatrices de ce côté-là… Non non Christophe, pas sur la voiture » Mme G.: « C’est vrai? Dis donc, j’ai justement besoin d’aide. Il y a une chorale bientôt et ils m’ont demandé un diaporama sur la marée noire. On veut faire le parrallèle entre ce qui est arrivé dans le golfe du Mexique et les projets de forages dans le Saint-Laurent. Si ça t’intéresse, je peux te fournir en images et texte et te référer à eux. » Miss Papillon: « Euh… c’est quand?.. Ah, et comment tu voyais ça?.. Intéressant… OK; je veux bien m’en occuper… » Fiston: « Broum Broum Broum »

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Lisibilité : Courriels de Mme G.: « Projet Diapo : Salut! Voici quelques lestures pour débuter .doc .doc .doc .doc » « Salut, voilà les photos: www.flickr.com/groups/gulf_oilspill/pool Faudra penser à mettre le lien! » « Salut… quelques citations… .doc » « Un lien pour comparer la marée noire avec celle des Îles. »

« Le déversement est relativement minuscule comparé à l’océan, très vaste » -Tony Hayward, président BP

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Lisibilité : « Je débute mes recherches. » « 10 espèces à risque en Louisiane » « Star wars en mer! » « L’image choc classique. » Bateaux tentant l’impossible. » « C’est inimaginable. Comment éviter le sensationnalisme? »

Lisez la suite en cliquant ici.

Ça va chauffer! partie 5

Après avoir fait de l’argent avec de l’or noir, la classe sociale la plus riche fait maintenant de l’argent avec de l’argent, lui conférant un méga-pouvoir. Nos processus démocratiques sont-ils menacés par cet empire pétro-financier?

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 5e partie de 5, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité. Vos questions, commentaires et corrections sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Miss Papillon: « Le monde du pétrole a généré une nouvelle classe de bourgeoisie, la Superclass! Après avoir fait de l’argent avec l’or noir, la Superclass fait maintenant de l’argrent avec de l’argent. Et avec cet argent, elle achète les différents gouvernements. Elle finance des campagnes électorales et place ainsi ses pions sur l’échiquier étatique. Et à leur tour, ces pions en placent d’autres. » Écriteaux: « WORLD MART, PLANET inc., MEGA Corporation, EARTH COMPANY. »

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Lisibilité : Carbone: « C’est ce que je disais. Nous, on y est pour rien dans vos conneries. C’est à l’humanité à mieux s’organiser. » Miss Papillon: « Mais comment veux-tu qu’on y arrive? La superclass investit des milliards dans la désinformation et l’ingérence politique à travers le monde entier! Les capitalistes ont le beau jeu, dans cette partie. Eux qui prétendaient avoir horreur de « la main de l’État », voilà qu’ils sont devenus le cerveau qui contrôle « la main »! »

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Lisibilité : Superclass: « Mais non, mais non, ce n’est pas de l’ingérence, c’est de la non-indifférence. » Carbone: « D’où il vient celui-là? » Miss Papillon: « T’occupes pas de lui. Il ne vient pas juste d’arriver. Il est toujours là, partout. » Carbone: « Mais il joue avec tes pions? De quoi il se mêle? » Miss Papilon: « C’est Superclass. »

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Lisibilité : Superclass: « Essayez d’y voir plus clair, vous vous perdrez! » Miss Papillon: « C’est pas si compliqué: Superclass est chez lui, ici comme ailleurs! » Carbone: « Moi, j’embarque pas trop dans vos histoires lourdes… »

Schéma : Des chefs d’états entretiennent des « amitiés » avec des familles ultra-riches (ex: famille Desmarais) qui participent au financement électoral. Ces chefs d’états font des nominations dans leurs instances gouvernementales (ex: Hydro-Québec). Or il s’avère que la famille Desmarais est à la présidence de Power Corporation depuis 3 générations et que ses membres siègent sur les conseils d’administration de géants pétroliers et gaziers, lesquels bénéficient évidemment de la privatisation de la filière gaz-pétrole (ex: Gaz de France vs GDF-Suez, scandale d’Anticosti, etc). Les avoirs financiers de l’état sont investis dans des consortiums gaz-pétrole (ex: Investissement Québec chez Pétrolia), lesquels sont favorisés par des politiques énergétiques pro-pétroles des instances gouvernementales (ex:  Hydro-Québec sous le règne d’André Caillé – lequel évoluera ultérieurement comme porte-parole de l’association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) et qui sera remplacé par Lucien Bouchard, celui-là même qui avait nommé André Caillé à la tête d’Hydro-Québec). Devant des entreprises aux reins aussi solides, le public investit lui aussi dans ces actions. Et quand, par exemple, 80% des actions de Gaz Métro sont détenues par le public et les contribuables, un bel avenir est garanti au monde pétrolier et ce, à faible risque financier.

Fin de la 3e chronique.

Et vous, croyez-vous que les politiques énergétiques soient à l’abri de la corruption? Comment favoriser une approche stratégique et impartiale en matière d’énergie alors que les puissants lobby pétroliers semblent s’être déjà immiscés dans l’état?

Ça va chauffer! partie 4

Alimentons notre pétro-paranoïa en nous attardant à l’histoire avortée de l’auto électrique au Québec, maintenant que nous avons visionné l’excellent documentaire « Who killed the electric car ».

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 4e partie de 5, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité. Vos questions et commentaires sont les bienvenus: même si on s’amuse un brin, je tiens à véhiculer de l’information véridique et que toute fausseté me soit signalée! Spécial de la semaine : des noms ont été auto-censurés parce qu’on n’est jamais trop prudent quand on s’attaque à la pétro-paranoïa. 😉 )

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Lisibilité : « Petite histoire de l’auto électrique-1 » Miss Papillon: « Des chercheurs québécois avaient trouvé un système de véhicule électrique génial, mais le projet a été tué dans l’oeuf. » Pierre couture, ingénieur (1980): « Ça n’a pas de bon sens à quel point il y a une perte d’énergie dans un pareil bouchon. Faut trouver autre chose. » Équipe de recherche du véhicule électrique (1996): « Voici enfin les résultats de notre étude de faisabilité de notre fameux moteur-roue… » Journaliste de Découverte: « Performance incroyable! » Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ): « Désolé les gars, mais vous ne pouvez plus travailler sur un moteur, une pile et un véhicule, ça coûte trop cher. Concentrez-vous sur le moteur, c’est suffisant. » (Affiche: pile, moteur-roue et véhicule électrique = total investi de 350 000 000$) Dirigeant d’Hydro-Québec: « Combien ça vaut, c’te moteur-là, si demain matin on décide de le vendre? » (Face à l’absence de lien solide avec les constructeurs automobiles, Hydro-Québec fonde la filiale TM4 en 1998 afin de commercialiser son moteur.)

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Lisibilité : « Petite histoire de l’auto électrique-2 » Hydro-Québec: « Voici comment fonctionne notre moteur électrique révolutionnaire. Combien vous offrez pour? Ah vous ne le voulez pas? » (Approche non stratégique) Fabricants automobiles: « On pensait juste aller rejoindre une petite clientèle qui veut réduire sa pollution… » « So now, CRASH IT! » Monde du pétrole: « Hey! George! What is this shit! An electric car? » Gouvernement américain: « But I don’t want this shit neither! » (Liens entre le monde du pétrole, les fabricants automobiles et le gouvernement américain: interdépendance via financement électoral, actionnariat, élection, lois, taxes.) Fabricants de pièces et garagistes: « Vous voulez dire qu’on ne ferait plus de changement d’huile?! » (Lien de complète dépendance) Automobile électrique 1996: « On m’a vu rouler en Californie jusqu’à ce qu’on me retire de la circulation. » (Production, vente, rappel, fourrière en 1998.)  Commission anti-smog 1998: « OK gang, pas besoin de réduire les émissions de vos autos, vous auriez trop de misère. » (Nomination, pression, dramatisation, loi, actionnariat.)  Automobile à hydrogène: « Notre voiture coûte 1 000 000$ et il y a 5 points de ravitaillement! » (Propagande, financement.) Consommateurs: « Mais quand est-ce qu’ils vont inventer l’auto électrique? » « Non, l’hydrogène c’est mieux. Mais nous, on a juste les moyens de rouler au pétrole… » (Désinformation.)

Montréal-Québec: essence 25$, électricité 2,50$.

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Lisibilité : « Petite histoire de l’auto électrique-3 » « En l’absence de lien solide avec les constructeurs automobiles, Hydro-Québec fonde la filiale AVESTOR pour commercialiser sa pile. »

Halliburton: Slogan: « We serve oil gas industry ». Fournit service et matériel d’exploitation d’hydrocarbure et armement. PDG: le vice-président des USA.

Anadarko-Kerr-McGee : Exploration & exploitation pétrolière, USA et international. Dirigeants en lien avec la Federal Reserve Bank of Dallas et le président des USA. Actionnaire à 50% de AVESTOR, filiale d’Hydro-Québec qui doit commercialiser la pile pour véhicule électrique.

Liens entre G.W.Bush, Federal Reserve Bank of Dallas, D. Cheney, Halliburton, Anadarko-Kerr-McGee (AVESTOR): présidents, membres, vice-présidences, exécutif, actionnariat.

Hydro-Québec: « Bonne nouvelle; notre pile sera utilisée dans le marché des télécommunications grâce à notre partenariat avec Kerr-McGee! » Miss Papillon: « La belle affaire! »

(Note de l’auteure: On peut penser que ces acteurs importants ou potentiels de la guerre en Irak avaient un intérêt manifeste à maintenir la suprématie du pétrole et à écarter la pile du marché de l’automobile.)

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Lisibilité : « Petite histoire de l’auto électrique-4 » « En l’absence de lien solide avec les constructeurs automobiles, Hydro-Québec fonde sa filiale TM4 pour commercialiser son moteur. »

AVESTOR (pile): Monde du pétrole (actionnaire à 50%): « Le marché est très limité au niveau des transports. » Résultat: marché de l’électronique.

TM4 (moteur): Fabricants français (actionnaire à 20%): « Vous savez, faut être patient… » Résultat: Clenova, véhicule électrique, sortie prévue en 2012 en Norvège.

Hydro-Québec: « Gaz naturel? » Citoyen, groupes communautaires et municipalités: « On veut diminuer notre dépendance au pétrole! » Fabricants automobiles (Mitsubishi, Ford, Renault Nissan, Toyota): « On va sortir des voitures électriques en 2010-2011. » Résultat: Réseau de bornes de recharge pour véhicule électrique à venir au Québec en collaboration avec fabricants et municipalités. Miss Papillon: « Il était temps! »

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Lisibilité : « Ce qu’on veut faire, c’est avancer au rythme où les produits arrivent sur le marché. » – PDG d’Hydro-Québec, 2010. Miss Papillon: « Ouais, on s’en doute, ils n’iront certainement pas au devant, si on se fie à l’histoire du moteur-roue… »

CV de Thierry Vandal: 1996-2010 (et + 😉 ): Hydro-Québec. PDG depuis 2001, VP exécutif de la production dès 1999. 1992-1996: Gaz Métro. 1988-1991: Société pétrochimique Kemtec. 1982-1988: Shell Canada Limitée.

Miss Papillon: « Développer le réseau de l’auto électrique, ça aurait pu être révolutionnaire. Un énorme marché à nos portes! Mais c’est bien plus simple, pour un même profit, de simplement hausser les tarifs! »

Hausse de tarif rcord de l’électricité: 18% entre 2005 et 2009. Prime au dirigeant de Hydro-Québec en fonction de la hausse de revenus de l’organisme: Boni de 122 000$ en 2009.

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Lisibilité : Carbone: « Mais tu délires complètement! » Miss Papillon: « Mais pas du tout, mon vieux! Entre l’ex président des USA (bien connu pour sa guerre du pétrole) et l’auto électrique de l’Hydro, il n’y a qu’un intermédiaire! » Carbone: « Tu ne peux quand même pas sauter aux conclusions. » Miss Papillon: « Oh, tu sais, il n’y a pas qu’une seule personne à blâmer. En fait, c’est un empire. »

La semaine prochaine, on fera la rencontre d’une nouvelle classe sociale, au-delà même de l’espèce qui domine la chaîne alimentaire, avec Superclass!

Ça va chauffer! partie 3

Où se cache le pétrole dans nos biens de consommation? En fait, il serait plus simple de dire où il n’y en a pas. 

Retrouvons nos amis Carbone et Miss Papillon à ce propos.

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 3e partie de 5, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité. Vos questions et commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Miss Papillon: « Alors pourquoi on parle tant du réchauffement climatique et des gaz à effet de serre si ils ont toujours existé? » Oxygène: « C’est vrai que c’est pas nouveau. » Carbone: « Je vous l’avais dit, on n’y est pour rien, nous autres. Ce que les végétaux, la mer et le sol avait pris de milliers de millénaires à capturer puis à assimiler sous forme de charbon et d’hydrocarbure, une poignée d’homos sapiens l’ont libéré dans l’atmosphère par la combustion fossile et ce, en quelques décennies à peine. » Miss Papillon: « Mais j’y suis pour rien, moi non plus! » Carbone: « Détrompe-toi, tu fais partie du 20% de la population mondiale qui émet 80% des gaz à effet de serre. »

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Lisibilité : Carbone: « Ton shampoing. Ton revitalisant. Ton maquillage. Ton costume de pacotille en plastique. Tes bijoux en plastique. Ton électricité. » Miss Papillon: « J’y suis pour rien, je te dis. » Carbone: « Ton chauffage. Ta crème hydratante. Tous les engrais pour faire pousser ce que tu manges. Ton vernis à ongle. Tes vêtements en polyester. Tes emballages en plastique. Ta tondeuse. Tes condoms. Tes bas de nylon. Tes chaussures en latex. Ta voiture. Tout l’essence que ça prend pour transporter ces biens jusqu’à toi. Et j’en passe! »

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Lisibilité :  Miss Papillon: « Écoute, il y a une part qui m’appartient, mais elle est très mince. D’abord, je ne savais même pas que mes vêtements étaient faits à base de pétrole, ni le reste. » Carbone: « L’ignorance, tu plaides l’ignorance. Tu n’as pas mieux? » Miss Papillon: « L’ignorance, c’est béton! Les plus grands chefs le savent et ils ne se gênent pas pour l’utiliser! » Carbone: « Bon, ça y est. Elle va tomber dans le discours du complot. » Miss Papillon: « Écoute, c’est vrai. Environ 10%de la production mondiale servirait à alimenter les centrales thermiques pour produire de l’électricité. Et près de 40% serait transformé en produits raffinée. Et le reste? »

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Lisibilité : Miss Papillon: « TRANSPORT! » Carbone: « Ah bon, et ça implique quoi? Que tu aurais dû acheter une voiture qui consomme moins? Génial. » Miss Papillon: « Euh… oui, mais c’est pas mon point. » Carbone: « Quoi alors? » Miss Papillon: « C’est que le monde des affaires a tout avantage à garder l’automobile-sans-pétrole le plus loin possible du consommateur, rien de moins! C’est vrai, c’est écrit sur l’internet. » Sur l’écran: « Who killed the electric car? » Miss Papillon: « Incroyable! »

Note de l’auteure : la pétrochimie est l’acte de transformer le pétrole en produits de consommation. Cette industrie consomme de l’énergie, parfois par combustion de pétrole, et est une source de fuite de gaz. Mais ultimement, la plus grande partie des hydrocarbures de cette industrie n’est pas relâchée sous forme de gaz à effet de serre, les hydrocarbures sont plutôt « assimilés » dans des biens de consommation. Les exemples ci-haut de consommation de pétrole par nos soins quotidiens ne constituent donc pas une source aussi directe d’émission de gaz à effet de serre que la combustion simple (moteur à combustion dans les transports et dans certaines centrales électriques).

La semaine prochaine, on tombera dans un grossier délire complètement paranoïaque sur l’histoire avortée de l’auto électrique. En attendant, visionnez l’excellent documentaire « Who killed the electric car » en  cliquant ici.  Pour la suite de cette chronique en BD, cliquez ici!

Ça va chauffer! partie 2

Au programme cette semaine: combustion et effet de serre. Parce que quand Carbone rencontre Oxygène… ça chauffe. Un petit « boost » d’énergie, avec ça?

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 2e partie de 5, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité. Vos commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Carbone : « Oui, mais nous, on y peut rien. » Hydrogène: « C’est vrai. Quand on forme une figure, c’est un peu complexe, on doit se tenir en équilibre et c’est un peu instable, tout ça. » Oxygène: « Salut! Nous c’est Oxygène. » Hydrogène: « Alors quand une occasion se présente de se réarranger autrement, en figure plus petite, plus simple et plus stable, on saute dessus, surtout si ça vient avec un petit « boost » d’énergie! » Carbone: « On sait bien! Vous voulez toujours vous débarrasser de moi! » Oxygène: « Oh, il est pas commode celui-là… »

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Lisibilité : Oxygène: « Oh oh… nous sommes devenus du dioxide de carbone, nous sommes deux et il est seul: CO2. » Carbone : « Ouin ben faites pas les désolés, c’est vrai qu’on est devenu un gaz à effet de serre, mais j’en étais déjà un quand j’étais méthane. » Hydrogène du méthane: « On est effectivement 25 fois plus puissant que le COen terme d’effet de serre… » Hydrogène de l’eau: « Nous aussi! Nous aussi on en fait partie! Ben oui, la vapeur d’eau aussi est un gaz à effet de serre. » Oxygène : « C’est quoi toutes ces histoires? »

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Lisibilité : Carbone : « Il y a fort longtemps, la planète était sans vie. Il n’y avait pas d’atmosphère tel qu’on le connaît aujourd’hui. La température moyenne terrestre était de -180C, pas très fertile comme climat. Les rayons du soleil frappaient la Terre, rebondissaient et se perdaient dans l’univers. Peu à peu, le sol a dégagé une mince couche de gaz. Elle a agit comme les parois d’une serre, faisant rebondir les rayons plusieurs fois avant de les laisser s’échapper à jamais dans le vaste univers. La Terre s’est réchauffée, permettant à la vie d’y naître. »

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Lisibilité : Carbone : « Les premiers être vivants, des bactéries, se sont mis à produire eux aussi du CO2, augmentant encore et toujours l’effet de serre et le réchauffement jusqu’à une température de +150C. C’est là que la nature a trouvé son équilibre entre émission de gaz à effet de serre et assimilation de ces mêmes gaz. » Arbres: « Grâce à nous! Du CO2, on en mange! » Paysage: « Eh! Oh! Il n’y a pas que vous! Le sol et la mer aussi, on en prend une bonne part! » Carbone: « La Terre, depuis des millions d’Années, maintient cet équilibre, avec quelques périodes de réchauffement ou de refroidissement, mais sans jamais outrepasser les limites de la vie. »

Lisez la suite ici, pour en savoir plus sur les usages aussi insoupçonnés que quotidiens du pétrole.

Ça va chauffer! partie 1

Troisième chronique! Apprenons-en un peu plus sur le pétrole et ses composantes grâce à notre ami Carbone qui en a plus que marre de se faire émettre à la tonne.

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une version brouillon, le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : « Attention! Cette section peut provoquer la somnolence, le scepticisme, l’infantilisation ou la culpabilité. Soyez avertis. » Miss Papillon: « Le pétrole, c’est quoi? Quelle est la différence entre mazout, pétrole et essence? Vérifions dans tout-savoir-à-propos-de-n’importe-quoi-pour-les-nuls.com (Wikipedia!). » « Le pétrole, le mazout, l’essence, le disel, le benzène, le propane, alouette, ce sont esentiellement une combinaison de deux simples petits ingrédients: » Carbone: « Appelez-moi Carbone. » Hydogène: « Salut! Moi c’est Hydrogène! »

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Lisibilité : Hydrogène: « Quand on se place comme ça, on fait du méthane! Nous sommes quatre! Et comme ça de l’éthane! » Carbone: « Ouais, ouais, on le sait, vous êtes toujours plus nombreux…Mais ils ont toujours besoin de nous, carbone, au milieu. » Hydrogène: « Ensemble, on fait toute sorte de figures plus folles les unes que les autres, surtout avec la chaleur, la pression et quelques millions d’années! Toutes ces figures, ou molécules, sont des hydrocarbures! »

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Lisibilité : Carbone: « C’est nous qui décidons si on fait partie des pétroles légers, moyens ou lourds. Quand on est 5 à 10, on fait de l’essence, de l’ordinaire, du sans plomb ou du super sans plomb; on est du pétrole léger. De 10 à 16, on forme le kérosène, « jet fuel », le diesel ou « gazole »; pétrole moyen. Entre 14 et 20, on devient du mazout, ou du fioul. On est lourd. » Hydrogène: « Ah ça! Pour être lourds, vous êtes lourds! » Carbone: « Pas tant que ça, tout pétrole est moins dense que l’eau et donc, flotte en surface lorsqu’il y a un déversement. » Miss Papillon: « Et le gaz naturel? »

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Lisibilité : Carbone: « Le gaz naturel est juste un autre sous-groupe des hydrocarbures où je suis si peu nombreux (1 à 4) qu’on devient léger comme l’air. Méthane: je suis seul, ils sont 4, CH4. Propane: nous sommes 3, ils sont 8, C3H8. Éthane: vous connaissez la chanson, C2H6. Butane: C4H10, voilà. Et puis, n’allez pas nous accuser, nous, les hydrocarbures, de réchauffer votre planète! On était là bien avant vous, sur « votre » planète! Tranquilles, enfouis depuis des millions d’années dans des couches de roches imperméables. » Miss Papillon: « Wô! Faut pas  charrier! Vous êtes les grands producteurs de gaz à effet de serre, quand même! »

La semaine prochaine, ça va chauffer avec Carbone qui se défendra et qui rencontrera Oxygène!

Nature sentimentale, partie 4

On termine notre tour d’horizon sur la faune marine avec un petit mot sur la pollution des océans, eh oui.

(cliquer ici pour accéder aux premières pages de cette chronique)

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Lisibilité : M. Fontaine : « Le phoque à capuchon. Le phoque gris. » « Nous, les humains, avons des impacts, qu’on le veuille ou non! Vous savez, même les Inuits, malgré leur mode de vie, ont laissé leur empreinte: ils ont pollué plein de lacs. » « Ici, sur vos belles Îles, vous vous sentez à l’abri de la pollution, hein? Peut-être en êtes-vous plutôt à la source? » « Bon, je ne vous ai pas parlé des requins… ni des anémones… »

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« Ni des oiseaux. »

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Lisibilité : M. Fontaine : « Il y a plusieurs sources de pollution de nos océans. » « La pollution physique, ou matérielle. Comme le cas de Tryphon. » « Ou les sacs de plastique, ingérés par les bêtes. » « Il y a la pollution organique. Les eaux usées envoyées à la mer avec leurs bactéries… leurs détergents et même… leurs engrais! »

Schéma: Zone hypoxique autour de l’archipel. Engrais = + d’algues = + de bactéries = moins d’oxygène = HYPOXIE des fonds marins.

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Lisibilité : M. Fontaine : « Et puis il y a la pollution chimique : dégazage et déballastage. Des navires, remplis de produits toxiques, comme du pétrole, lavent leurs cuves en se promenant portes ouvertes dans l’océan. C’est illégal. « Mais on ne peut rien faire pour empêcher ça » qu’on nous dit… FOUTAISE! Regardez-moi cette traînée facilement détectable par satellite! »

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Lisibilité : M. Fontaine : « Et nos élus, là, ils font quoi? Notre seul recours c’est de les VIRER! ET RÉGULIÈREMENT! » « Et puis de faire de petits gestes conscients… qui nous rappellent qu’on peut encore agir… »

Fin de la 2e chronique pétrolière. À la semaine prochaine!

Nature sentimentale, partie 3

Les mammifères marins du Saint-Laurent présentés en BD avec Monsieur Fontaine.

(cliquer ici pour accéder aux premières pages de cette chronique)

Ne vous arrachez pas les yeux à lire! Cette semaine, tout le texte est retranscrit au bas de chaque page.

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Lisibilité : M. Fontaine: « La baleine franche. Il en reste 350 individus dans le monde, descendant de 7 femelles. En voie de disparition! Elle fait partie des mysticètes, baleines à fanon. » « Le rorqual commun aussi est un mysticète, de 15 à 17 mètres. » « La baleine à bosse. » « Avec des dents maintenant, les odontocètes, dont le béluga. »

(mysticètes)

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Lisibilité : M. Fontaine: « Le marsouin qui, apparemment, chasse solo. Parce que quand ils chassent ensemble, ils ont des tâches sur les côtés, question de se synchroniser quand ils changent de cap. Comme l’orque. Ou le dauphin à flanc blanc. » « 75% des échouages sont des erreurs de navigation commises par l’animal lui-même. » « Mais attention, hein! 200 000 à 300 000 cétacés meurent à tous les ans à cause des engins de pêche et des collisions de bateaux. Alors pour les erreurs de navigation, faut pas oublier de mentionner l’humain, hein? »

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Lisibilité : M. Fontaine: « On peut reconnaître chaque individu à sa queue. Lui, c’était  le célèbre Tryphon. C’était le premier cachalot observé dans le Saint-Laurent. D’ailleurs, chaque membre du troupeau a maintenant un nom tiré de Tintin… » « Tryphon est mort en 2009, pris dans des câbles de casiers à crabe. Ça serait si simple de faire de la recherche et de donner les moyens – l’obligation – d’utiliser des méthodes de pêche et de navigation moins dommageables. Au lieu de ça, on passe des lois stupides! » « Tiens, justement… Le phoque du Groenland. »

La suite et fin de « Nature sentimentale » ici!

Nature sentimentale, partie 2

La suite de la conférence de Monsieur Fontaine sur la faune du Saint-Laurent.

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 2e partie de 4, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie.)

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La suite ici, avec les baleines!

Nature sentimentale, partie 1

En cette saison d’observation des blanchons et à l’approche de la chasse au loup-marin, quoi de mieux qu’un petit tour d’horizon sur la faune du Saint-Laurent. Je vous présente donc Monsieur Fontaine, biologiste marin grâce à qui on réfléchira à la gestion de nos ressources naturelles… aux sentiments!

Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une version brouillon, (et la « propre » ne risque pas de voir le jour bientôt!), bonne lecture quand même!

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La suite… avec les crustacés et les poissons.

Exportateurs de pétrole, partie 4

Dernière partie!

Cette semaine, déboulez de votre chaise en apprenant que nous, Canadiens, en plus de produire bien plus de pétrole qu’on en a besoin, sommes les plus grands consommateurs de pétrole de la planète. 

Ne vous arrachez pas les yeux à lire! Les bulles difficiles à décoder sont transcrites au bas de chaque page ainsi que les données des diagrammes.

(Si vous visitez cette chronique en BD pour la première fois, commencez par le début en cliquant ici!)

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(lisibilité des bulles : Les écolos : « Je me demande si tu es hypocrite ou ignorante… Même en ne consommant pas le pétrole des sables bitumineux, tu es EN CE MOMENT MÊME parmi les plus grands pollueurs de la planète! » Miss Papillon : « Moi!? Un instant. C’est vrai que j’oublie souvent mes sacs réutilisables quand je vais à l’épicerie, et que je conduis une auto à essence (à qui la faute?) pour m’y rendre… Mais j’accomplis des centaines de petits gestes à tous les jours pour ma planète! Je change mes ampoules, je ferme les lumières, je baisse le chauffage, je trie à la source… J’enlève même les petits collants en plastique sur les pelures que je mets au compost. C’est ça, être une des plus grandes pollueuses? »)

« À qui la faute » fait référence à l’échec de commercialisation du moteur-roue d’Hydro-Québec dans les années ’90.

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(lisibilité dernière bulle : Les écolos : « Et rappelle-moi quelle est la population du Canada? »)

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Diagramme : RÉPARTITION DE LA POPULATION MONDIALE : Chine 20% (premier en importance), Inde 17% (2e en importance), États-Unis 4,6%, Canada 0,5%, reste du monde 58%. (Inde = 37 x Canada)

Diagramme : RÉPARTITION DE LA CONSOMMATION MONDIALE DE PÉTROLE : États-Unis 24% (premier en importance), Chine 8% (2e en importance), Inde 3% , Canada 3%, reste du monde 38%. (Inde = Canada)

Diagramme : CONSOMMATION PAR HABITANT : Canada: 24,6 barils/an par Canadien (1er rang), États-Unis: 24 barils/an par Américain (2e rang), Chine: 1,9 baril/an par Chinois, Inde : 0,8 baril/an par Indien.

Ces données sont issues de statistiques de 2009.

(lisibilité bulles de Superclass : « Les États-Unis sont nos plus gros clients… mais entre un Américain et un Canadien, je préfère le Canadien! »)

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(lisibilité bulles : les écolos: « Ce n’est pas toujours facile d’accepter ses défauts. Déjà, d’en prendre connaissance est un grand pas vers l’avant. Maintenant, tu peux commencer à t’améliorer… » Miss Papillon: « Un instant, moi je suis une mère de famille moyenne, recycleuse bénévole de rouleaux de papier de toilette. Je dois brûler de l’essence pour aller porter les enfants à la garderie et brûler du mazout pour m’éclairer, tout ça à cause de notre centrale thermique. »)

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(lisibilité bulles : « Je fais partie des pires Canadiens, et les Canadiens sont les pires au monde. Mais qu’est-ce que je peux y faire? Tu parles d’amélioration, mais ce n’est pas moi qui vais décider d’installer un câble sous-marin entre les Îles et le continent! C’est pas moi qui vais bâtir un réseau de recharge national pour les véhicules tout électriques! C’est pas moi qui vais instaurer le transport collectif en région! Ce n’est pas moi qui vais ériger des monorails électriques interurbains! Pas moi qui vais construire un parc éolien marin! Pas moi qui vais lancer un programme national d’efficacité énergétique! »)

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(lisibilité bulles : Miss Papillon: « Si nos gouvernements décidaient d’électrifier 75% des transports par exemple, et bien on pourrait diminuer notre production de 30%! » « Et S’il instaurait un programme d’efficacité énergétique qui réduirait, admettons, de 20% la consommation résidentielle, commerciale et industrielle, on aurait besoin de 92 000 barils de pétrole de moins par jour! »)

Diagramme : UTILISATION POSSIBLE DU PÉTROLE CANADIEN : Excédent actuel 40% (exportation nette), excédant potentiel dû à l’électrification massive des transports 30%, excédent potentiel dû à efficacité énergétique 4%, consommation résiduelle, commerciale, résidentielle et industrielle 16%, consommation due aux transports non électrifiables 10%. Total de notre consommation réduite : 26%, dégageant un excédent de production de pétrole canadien de 74%.

NB: il y a déjà un temps que ces données ont été digérées, et je m’interroge aujourd’hui sur la part qu’occupe la pétrochimie dans ce diagramme sur l’utilisation du pétrole. Une certaine portion de la tarte ci-haut est probablement à retrancher des excédents, donc, en tenant compte toutefois qu’en pétrochimie aussi le Canada est un exportateur net. 

(lisibilité bulles : Les écolos: « Seulement 60% de la production actuelle suffit à répondre aux besoins du pays… et seulement 26% suffirait si ces stratégies étaient adoptées! »)

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(lisibilité dernière bulle : Superclass: « Pardon, très chers… mais vous ne pouvez pas faire ça. »)

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(lisibilité des bulles en bas : Les écolos : « Le Mexique a quand même su protéger son pétrole, lui! Il ne s’est pas laissé embobiner! » Miss Papillon : « On ne pourrait pas changer une clause ou deux, à ce contrat? »)

Voilà qui complète la dernière partie de la chronique Exportateurs de pétrole. Et puis, croyez-vous que le Canada devrait poursuivre la voie de l’exportation? 

Croyez-vous qu’il est justifié d’importer du pétrole dans l’Est du pays alors que nous sommes des exportateurs nets? Croyez-vous que l’on doive explorer de nouveaux sites à risques élevés comme le golfe du Saint-Laurent pour pallier à la soif des consommateurs du Sud? Et enfin, croyez-vous que l’on doivent poursuivre l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta en sachant que les Canadiens pourraient énergétiquement s’en priver largement?

À la semaine prochaine pour une nouvelle chronique!

Exportateurs de pétrole, partie 3

Cette semaine, on parle oléoduc, ou pipeline. Étonnamment d’actualité au Québec, pour une BD esquissée en 2010!

Si vous visitez les Chroniques pétrolières pour la première fois, commencez par le début en cliquant ici. Bonne lecture!

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(Lisibilité : dernière bulle de les écologistes: « Oh, ne nous leurrons pas, c’est déjà fait… »

Pancarte : « NE RENVERSEZ PAS LE FLUX DE PÉTROLE PORTLAND-MONTRÉAL »)

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(lisibilité de la pancarte : « NON À LA STATION DE POMPAGE DE DUNHAM »)

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(lisibilité des bulles : Superclass : « Les Canadiens consomment 2,3 millions de barils de pétrole par jour. » Les écolos : « Et en produisent 3,3 millions par jour! » Pancarte: « CANADA POLLUEUR » Superclass : « De ces 2,3 millions de barils consommés à chaque jour, 1 million viennent du Canada. »)

(lisibilité du schéma : « importation : 1,3 millions de barils de pétrole par jour » (« IN » à l’Est) « exportation : 2,3 millions de barils de pétrole par jours » (« OUT » en plus gros, de l’Ouest vers le Sud))

Rappel : les chiffres indiqués ici sont ceux qui étaient disponibles sur le site de Statistique Canada lors de la rédaction de cette chronique en 2010. Pour un portrait un peu plus récent visitez ce lien.

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(lisibilité des bulles: Miss Papillon: « Et donc, si l’Ouest cessait de servir le Sud, notre pays serait… AUTOSUFFISANT! » Les écologistes : « Ça te plaît, toi, d’être autosuffisante hyperpollueuse? » Pancarte : »2010 Année de la biodiversité »)

Schéma: DESTINATION HYPOTHÉTIQUE DU PÉTROLE PRODUIT AU CANADA : Pétrole produit par le Canada qui est déjà sur le marché canadien et qui le resterait 27%, Exportation qui pourrait être cessée pour répondre aux besoins des Canadiens 33%, Exportation qui pourrait être maintenue vers les États-Unis: 40% (incluant les sables bitumineux qui représentaient 28% de la production canadienne).

(lisibilité des bulles de Miss Papillon :  « Si on réduisait nos exportations, on répondrait amplement à nos besoins! Hyperpollueuse, moi? Pas si on arrête l’exploitation des sables bitumineux pour le compte des États-Unis! »

Dernière partie de Exportateurs de pétroleici!

Exportateurs de pétrole, partie 2

… la suite!

Si vous visitez ce blogue en BD pour la première fois, vous êtes invités à commencer par le début de cette chronique en cliquant ici, question de vous mettre dans le contexte. Bonne lecture!

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(lisibilité des pancartes: L’OPEP NOUS MENT, SAUVEZ LA PLANÈTE)

(bulles dernières cases: Drapeau des membres de l’Organisation des Pays Exportateur de Pétrole: « Qui veut baisser? » « Pas moi. » « Pas moi. » « Pas moi. »)

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(Lisibilité pancarte : NON À LA MARÉE NOIRE (en référence au groupe Non à une marée noire dans le Saint-Laurent))

(Lisibilité des petites bulles : « Bon, celui-ci achève… », « Hey! On en a trouvé ici! », « Ici! » (C’est faux), « Ça achève », « Il y en a ici! », « Ici aussi! » (c’est faux))

(lisibilité dernières bulles: Superclass: « Parce que plus leur réserve était « grande », plus leur part de production autorisée était grande et plus leur REVENU était GRAND! », « On dira ce qu’on voudra, mais il y en a qui comprennent plus vite que d’autres… »)

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(Lisibilité de la carte : Réserves pétrolières dites « prouvées » en 2005 au Moyen Orient*: 743 milliards de barils de pétrole

*: Réserves réévaluées: 1200- 350 milliards (environ la moitié de 743) = 850 milliards de barils de pétrole)

(compréhension de l’encadré : réserve mondiale de 850 000 000 000 barils / consommation mondiale 85 000 000 barils/jour = 10 000 jours, en 2005 (donc à ce rythme, pétrole disponible seulement jusqu’à 2032)

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(lisibilité dernière phrase : Ils disent qu’ils encouragent les moins pires à donner l’exemple, et que c’est en devenant actionnaire qu’on peut instaurer des changements.)

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(lisibilité de qq bulles : Superclass: « Merci madame, nos clients sont très importants pour nous. » Petit: « Broum Broum » Écologistes: « Tu n’as jamais pensé à te faire un jardin bio? »)

Note : il y a encore de nombreuses étapes de consommation d’énergie après la collecte d’ordures, ça ne finit pas au camion de vidange.

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(lisibilité : Superclass chuchotte: « Ce qui est merveilleux avec les sables bitumineux, c’est qu’il ne faut pas moins de 2 barils de pétrole pour réussir à en extraire 3! »)

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(lisibilité de la pancarte : NON AU GAZ DE SCHISTE)

(lisibilité du diagramme : SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE PÉTROLE AU QUÉBEC: Algérie 39%, Royaume Uni 18%, Angola 13%, Canada (Terre-Neuve-Labrador) 8%, Mexique 6%, Autres 5% (MRNF 2008))

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Pancarte : NE FORONS PAS LE GOLFE fait référence à la demande de moratoire dans le golfe Saint-Laurent.

Diagramme : PROVENANCE DU PÉTROLE PRODUIT AU CANADA (Statistique Canada 2005): Alberta 66%(dont le tiers provient des sables bitumineux), Saskatchewan 18%, Terre-Neuve-Labrador 13%, Ontario-Manitoba-BC-TerritoireNO 3%. À noter que depuis, le Québec produit du pétrole en Gaspésie, sur une base exploratoire, lequel entre sur le marché Québécois via les raffineries. Cette quantité est infinitésimale. D’un point de vue global, le quart du pétrole produit au Canada provenait alors des sables bitumineux de l’Alberta.

Diagramme : DESTINATION DU PÉTROLE PRODUIT AU CANADA (en 2005): exportation aux États-Unis 72,3%, distribution au canada 27%, exportation ailleurs dans le monde 0,7%. Le quart seulement du pétrole produit au Canada demeurait au Canada en 2005.

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(lisibilité Écologistes: « Ouais, parce que si c’était écrit Sables bitumineux o,45$, Golfe du Mexique 0,80$, Angola 1,05$, Royaume Uni 1,20$, par exemple, et bien le choix serait facile! » « Non? »)

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