Tonte perpétuelle

Au menu: la tondeuse, pour le meilleur et pour le pire, Amen.

C’est la dernière chronique pétrolière, mes amis! Pour finir sur une note spéciale, je vous propose une version plus propre diffusée en 2011 à l’occasion d’une soirée littéraire  à Livres en fête. Bonne lecture!

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Bon, maintenant, quelqu’un peut me dire quelle sera l’empreinte carbone de mon incinération, compte tenu qu’il n’y a pas d’incinérateur aux Îles-de-la-Madeleine et que mon corps devra donc voyager en avion pour aller se consumer sur le continent? Mourir écolo : pas si simple.

Bon été! Les chroniques pétrolières se poursuivront peut-être dans un futur pas trop proche, à la prochaine!

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Exploration du golfe, partie 2

Combien d’histoires tristes se cachent dans l’ombre du pétrole offshore? Combien d’autres surviendront? Parlons un peu de la pertinence de demander un moratoire dans le golfe du Saint-Laurent.

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 2e et dernière partie d’une chronique, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie de Exploration du golfe. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité. Vos questions, commentaires et corrections sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Présidente-écolo: « Un des problèmes, c’est qu’on n’arrive pas encore, au niveau technologique, à contenir une marée noire. Tous les experts le disent, même les compagnies pétrolières: on ne recueille pas plus de 10% des déversements! À ce stade-ci, nos gouvernements se doivent d’agir de façon responsable et prudente: ils doivent revoir en profondeur toute l’industrie pétrolière. Le président Obama a décrété un moratoire parce qu’il veut tout revoir: la cadre légal, les technologies, les plans d’intervention, etc. » Obama: « …rompre la dépendance au pétrole… adopter des énergies propres… » Présidente-écolo: « Au Canada aussi un exercice de fond s’impose. Et la seule façon de le faire, et de bien le faire, c’est de décréter nous aussi un moratoire. » Harper: « …sables bitumineux… forage arctique… économie… » Présidente écolo: « Un moratoire, c’est une suspension provisoire. Il ne s’agit pas de se dire pour ou contre un projet, mais d’émettre un temps d’arrêt pour faire le travail de fond. »

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Lisibilité : Journaliste: « Mais la ministre des ressources naturelles a justement lancé des consultations publiques sur ces possibilités d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures dans quatre grands bassins du Saint-Laurent… » Présidente écolo: « Oui mais ça concerne uniquement le Québec! À quelques kilomètres de là, à Terre-Neuve, une compagnie annonce qu’elle procèdera à l’exploration dès cet automne! Dans ce contexte, les évaluations environnementales stratégiques du Québec deviennent incohérentes. Nous proposons de former une coalition interprovinciale puisque les décisions, comme les impacts, devraient être partagées. » Journaliste: « Oui… le pétrole n’a pas de frontière, il voyage librement sur les eaux… »

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Lisibilité : Présidente-écolo: « À la mer de Beaufort, les autochtones demandent un moratoire. L’office national de l’Énergie se propose d’ailleurs de revoir toutes ses règles et procédures suite à la catastrophe du golfe du Mexique. Le gouvernement canadien et de la Nouvelle-Écosse vient de décider de prolonger le moratoire du Banc Georges jusqu’en 2015. Le ministre d’Environnement Canada a rassuré la Colombie Britanique en maintenant le moratoire en cours là-bas, leurs richesses naturelles étant, selon lui, trop précieuses. Pourquoi ne parle-t-on pas du Saint-Laurent? » Journaliste: « Mouais. »

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Lisibilité : Présidente-écolo à la radio: « On croit que chez nous aussi, il y a des richesses qu’il vaut mieux protéger. On demande au gouvernement d’empâcher ABSOLUMENT tout permis, même à Terre-Neuve, jusqu’à ce que l’exercice de fond soit fait. Vous savez, au niveau légal, aucune consultation publique n’est requise aux stades des levées sismiques et des forages exploratoires. Les populations seront consultées uniquement à la phase d’exploitation. Il y aurait peut-être lieu, là aussi, de faire une révision des procédures… » Jounaliste: « Madame, merci beaucoup. » Présidente-écolo: « Merci monsieur, au plaisir! »

La semaine prochaine, ce sera la dernière et ultime chronique pétrolière. On jasera tondeuse!

Exploration du golfe, partie 1

Il y en a eu, des annonces de forage, aux Îles-de-la-Madeleine. Depuis 3 ans, on nous tient en haleine d’un projet à l’autre, d’une étape à l’autre, de consultation en évaluation et tutti quanti. Résultat: les citoyens se mobilisent et les trous ne sont toujours pas faits.

La semaine prochaine, les Madelinots pourront participer au BAPE sur Les effets liés à l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles sur les nappes phréatiques aux Îles-de-la-Madeleine, notamment ceux liés à l’exploration et l’exploitation gazière. Mon petit doigt me dit qu’on y parlera au moins autant de nappe de pétrole que de nappe phréatique!

Voici donc une entrevue en BD, datant de 2010, au sujet de l’exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent. Avec du recul, on constate qu’il y avait beaucoup de sensibilisation à faire. Et ce n’est pas fini!

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une première partie d’une chronique au brouillon. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus pour rectification ou discussion!)

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Lisibilité : Écran: « Entrevue sur le moratoire. Si ça t’intéresse: Radio-Canada Régions/Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine « À la Une », 28 mai 2010. » MPapillon: « Enfin! Ça fait la manchette! » Radio: « Au moment où le monde entier constate avec désolation les dégâts dans le golfe du Mexique, la compagnie d’exploitation Corridor Resources confirme qu’elle explorera les fonds sous-marins à moins d’une centaine de kilomètre des Îles-de-la-Madeleine. Effectivement, le président affirme que la recherche de pétrole sur le site de Old Harry va débuter en septembre, soit dans 3 mois. » MPapillon: « Ouch! 3 mois? » Radio: « Grâce à leur permis terre-neuvien, ils vont d’abord procéder aux levées sismiques pour préciser où ils foreront. » MPapillon: « Est-ce qu’on va avoir notre moratoire à temps? » À l’écran: « AUDIO VIDEO RADIO première chaîne, Exploration pétrolière confirmée aux Îles. »

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Lisibilité : Radio: « Ils sont donc en négociation présentement pour trouver une grande compagnie pétrolière qui fera cette opération pour eux. Peut-être même négocient-ils avec BP? » MPapillon: « HEIN? » Radio: « En entrevue, le président de Corridor nous a dit: » Président: « Écoutez, soyez calme. » Radio: « Et il s’est montré très rassurant. » MPapillon: « Me voilà rassurée… » Président-Superclass: « Écoutez, ce ne serait pas du tout comme dans le golfe du Mexique. C’est 4 x moins profond, donc il y a moins de pression et ce serait beaucoup plus sécuritaire. » MPapillon: « PLUS SÉCURITAIRE QUE QUOI? QUE DEEP WATER HORIZON? » Radio: « Évidemment, le président est conscient que beaucoup de gens s’inquiètent, mais il s’est voulu très rassurant, vraiment. » MPapillon: « Mais cessez donc de vouloir nous rassurer! Informez-nous, à la place! »01-eol.jpg 03

Lisibilité : Journaliste: « Entretenons-nous maintenant avec la présidente de l’organisme écologique des Îles-de-la-madeleine. Bonjour Madame. » Présidente: « Bonjour Monsieur! » Journaliste: « Ce que vous appréhendiez se réalise: l’exploration du golfe du Saint-Laurent est lancée. Mais ne voyez-vous pas de différences, entre ce qui est proposé ici et ce qui se passe dans le golfe du Mexique, qui seraient de nature à vous rassurer? »  MPapillon: Ben quoi? Il cherche à rassurer au lieu de faire scandale? Je l’aurais aimé, lui, pendant la grippe H1N1! » Présidente: « À ce stade-ci, les propos rassurants ne nous rassurent plus. » Journaliste: « Ouais, sauf que ce qui arrive, au golfe du Mexique, c’est que c’est terriblement profond, alors que chez vous bla-bla-bla… tandis que ce qui arrive là-bas c’est que bla-bla-bla… Alors, euh, il y a une différence, là! » MPapillon: « Coudonc! Il est en train de lui expliquer – et de justifier – en quoi le déversement est si difficile à arrêter?! C’est quoi cette question à la noix? »01-eol.jpg04

Lisibilité : Présidente: « En effet, chaque histoire de marée noire est différente et fait appel à des problèmes différents. Je ne suis pas une experte, mais il y a plusieurs causes à une marée noire. Un échouement ou un naufrage de bateau. » Équipage: « C’était pas sur la carte ça! » Présidente: « Une défaillance technique. » Équipage: « Voyons, le cadran marche pu! » Présidente: Un tremblement de terre. » Équipage: « Qu’est-ce qui se passe? » Présidente: « Un conflit armé. Une tempête. La négligence. » Équipage: « Hic! » Présidente: « À Terre-Neuve, on a eu une plateforme qui s’est écroulée lors d’une tempête en 1984, faisant 84 victimes. Et puis aux Îles-de-la-Madeleine, on a connu le naufrage du Irving Whale qui a provoqué une marée noire, laissant échapper une énorme quantité de mazout et de BPC. »

Tristes histoires. La semaine prochaine, on poursuivra avec la demande de moratoire dans tout le golfe du Saint-Laurent, pour éviter d’autres histoires comme celles-ci.

Éole et pétrole, partie 5

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 5e et dernière partie d’une chronique au brouillon, première partie ici. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus pour rectification ou discussion!)

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Lisibilité : Depuis que j’habite les Îles, j’ai vu et entendu toute sorte d’histoires « énergétiques », légendes rurales à leurs façons. Celle-là, vous la connaissez déjà. Celle-ci est étrange et fascinante. Une énorme éolienne nargue le vent, immobile, sur les dunes de la Cormorandière au bord de la route principale. Il s’agirait d’un projet d’étude de l’Hydro dont la plus grande conclusion serait l’échec de maintenir une productivité minimale en territoire isolé, où il n’y a ni expertise, ni matériel spécialisé pour en assurer le fonctionnement. Ça fait des belles photos souvenir et il y a là de bons bleuets en août. Pancarte: « PRIVÉ Défense de passer »

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Lisibilité : Celle-ci est vécue couramment. Elle dure invariablement 15 minutes. C’est le temps requis pour changer le bloc d’alimentation à la centrale.* Si ça dure plus longtemps, alors c’est que la situation est grave. Comme en septembre 2005. Une tornade avait arraché une série de poteaux électriques. Et puis il y a l’histoire de la force du vent, justement. L’Île d’Entrée. La plus isolée de l’archipel. Elle a même sa propre centrale. Il vente là-bas aussi. Un parc éolien a été élaboré pour augmenter l’autonomie de l’île et la rendre plus « propre ». Mais on a oublié de consulter la population, fort mécontente d’ailleurs.

*: Cette information mériterait certainement validation…01-eol.jpg 20

Lisibilité : C’est drôle. Quand on veut construire des éoliennes, il faut consulter la population locale, bien sûr, parce que ça fait du bruit et que ça change drôlement le paysage. Mais quand vient le temps de faire de l’exploration et de l’exploitation d’hydrocarbures, ce n’est pas nécessaire. Ça fait moins de bruit, faut croire. Une autre histoire, celle de la plateforme éolienne en mer. Une idée géniale, du point de vue énergétique et environnemental. Finis, les ravitaillements en mazout pour allumer nos ampoules. Finie, la dépendance énergétique. Et en plus, l’Hydro va pouvoir exporter par câble sous-marin! Un projet emballant, mais pas si simple. En se fiant à l’expérience de la Cormorandière, un système mixte sera probablement nécessaire…01-eol.jpg  21

Lisibilité : Pour l’instant, ce projet suscite des réactions ambivalentes. Localement, ça représente beaucoup de perte d’emploi. « Merde! Il va falloir qu’on change notre système de chauffage? Est-ce qu’il vont le subventionner? Ça devient difficile, de nos jours, d’être écolo… » Allons aux sources, vérifier et comprendre tout ça. À l’écran: « Re: re: Projet BD pétrole: J’ai besoin de ton avis à ce stade-ci. Je t’ai scanné mes réflexions. J’aurais besoin que tu me réfères à… vérifier ce… »

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Et c’est ainsi que, pendant que la marée noire de la Louisiane envahissait les bayous, j’entamai les Chroniques pétrolières.

Éole et pétrole, partie 3

Une ligne orange se profile à l’horizon, des fresques abstraites se succèdent à l’écran. De quoi s’agit-il?

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 3e partie d’une chronique au brouillon, première partie ici. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : « Jusqu’à ce qu’on y voit beaucoup plus clair. »

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Lisibilité : « Et on enchaîne ça avec un zoom out de la marée noire, vue par google.earth, puis un zoom in sur les maritimes, avec mention des projets de forage au large de Terre-Neuve… aussi bien dire au large des Îles-de-la-Madeleine. »

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Lisibilité : « Image finale : nos Îles vues du ciel, enrubannées d’orange. »

Rappelons-nous Ulysse, dans l’Odyssée : «Nous gagnons Éolie (…). C’est une île qui flotte : une côte de bronze, infrangible muraille, l’encercle tout entière». Seraient-ce des estacades? Et si les Îles de la Madeleine devenaient Éolie, plutôt que Pétrolie?

La suite ici.

Éole et pétrole, partie 1

Éole est le dieu des vents. Ulysse accoste chez lui dans l’Odyssée : «Nous gagnons Éolie (…). C’est une île qui flotte : une côte de bronze, infrangible muraille, l’encercle tout entière».

Pour 4e chronique, je vous propose le récit de mon incursion dans le monde du pétrole, par le biais d’une recherche graphique lors de la catastrophe du golfe du Mexique au printemps 2010.

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une version brouillon, le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité et vos commentaires sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Mme G.: « Il y a une expo au Café, ça s’appelle « Offshore? No thanks! » Miss Papillon: « Woah… Super, j’ai moi aussi des pulsions créatrices de ce côté-là… Non non Christophe, pas sur la voiture » Mme G.: « C’est vrai? Dis donc, j’ai justement besoin d’aide. Il y a une chorale bientôt et ils m’ont demandé un diaporama sur la marée noire. On veut faire le parrallèle entre ce qui est arrivé dans le golfe du Mexique et les projets de forages dans le Saint-Laurent. Si ça t’intéresse, je peux te fournir en images et texte et te référer à eux. » Miss Papillon: « Euh… c’est quand?.. Ah, et comment tu voyais ça?.. Intéressant… OK; je veux bien m’en occuper… » Fiston: « Broum Broum Broum »

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Lisibilité : Courriels de Mme G.: « Projet Diapo : Salut! Voici quelques lestures pour débuter .doc .doc .doc .doc » « Salut, voilà les photos: www.flickr.com/groups/gulf_oilspill/pool Faudra penser à mettre le lien! » « Salut… quelques citations… .doc » « Un lien pour comparer la marée noire avec celle des Îles. »

« Le déversement est relativement minuscule comparé à l’océan, très vaste » -Tony Hayward, président BP

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Lisibilité : « Je débute mes recherches. » « 10 espèces à risque en Louisiane » « Star wars en mer! » « L’image choc classique. » Bateaux tentant l’impossible. » « C’est inimaginable. Comment éviter le sensationnalisme? »

Lisez la suite en cliquant ici.

Ça va chauffer! partie 5

Après avoir fait de l’argent avec de l’or noir, la classe sociale la plus riche fait maintenant de l’argent avec de l’argent, lui conférant un méga-pouvoir. Nos processus démocratiques sont-ils menacés par cet empire pétro-financier?

(Rappel aux lecteurs : il s’agit d’une 5e partie de 5, version brouillon. Cliquez ici pour accéder à la première partie. Le texte est transcrit au bas de chaque page pour une meilleure lisibilité. Vos questions, commentaires et corrections sont les bienvenus!)

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Lisibilité : Miss Papillon: « Le monde du pétrole a généré une nouvelle classe de bourgeoisie, la Superclass! Après avoir fait de l’argent avec l’or noir, la Superclass fait maintenant de l’argrent avec de l’argent. Et avec cet argent, elle achète les différents gouvernements. Elle finance des campagnes électorales et place ainsi ses pions sur l’échiquier étatique. Et à leur tour, ces pions en placent d’autres. » Écriteaux: « WORLD MART, PLANET inc., MEGA Corporation, EARTH COMPANY. »

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Lisibilité : Carbone: « C’est ce que je disais. Nous, on y est pour rien dans vos conneries. C’est à l’humanité à mieux s’organiser. » Miss Papillon: « Mais comment veux-tu qu’on y arrive? La superclass investit des milliards dans la désinformation et l’ingérence politique à travers le monde entier! Les capitalistes ont le beau jeu, dans cette partie. Eux qui prétendaient avoir horreur de « la main de l’État », voilà qu’ils sont devenus le cerveau qui contrôle « la main »! »

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Lisibilité : Superclass: « Mais non, mais non, ce n’est pas de l’ingérence, c’est de la non-indifférence. » Carbone: « D’où il vient celui-là? » Miss Papillon: « T’occupes pas de lui. Il ne vient pas juste d’arriver. Il est toujours là, partout. » Carbone: « Mais il joue avec tes pions? De quoi il se mêle? » Miss Papilon: « C’est Superclass. »

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Lisibilité : Superclass: « Essayez d’y voir plus clair, vous vous perdrez! » Miss Papillon: « C’est pas si compliqué: Superclass est chez lui, ici comme ailleurs! » Carbone: « Moi, j’embarque pas trop dans vos histoires lourdes… »

Schéma : Des chefs d’états entretiennent des « amitiés » avec des familles ultra-riches (ex: famille Desmarais) qui participent au financement électoral. Ces chefs d’états font des nominations dans leurs instances gouvernementales (ex: Hydro-Québec). Or il s’avère que la famille Desmarais est à la présidence de Power Corporation depuis 3 générations et que ses membres siègent sur les conseils d’administration de géants pétroliers et gaziers, lesquels bénéficient évidemment de la privatisation de la filière gaz-pétrole (ex: Gaz de France vs GDF-Suez, scandale d’Anticosti, etc). Les avoirs financiers de l’état sont investis dans des consortiums gaz-pétrole (ex: Investissement Québec chez Pétrolia), lesquels sont favorisés par des politiques énergétiques pro-pétroles des instances gouvernementales (ex:  Hydro-Québec sous le règne d’André Caillé – lequel évoluera ultérieurement comme porte-parole de l’association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) et qui sera remplacé par Lucien Bouchard, celui-là même qui avait nommé André Caillé à la tête d’Hydro-Québec). Devant des entreprises aux reins aussi solides, le public investit lui aussi dans ces actions. Et quand, par exemple, 80% des actions de Gaz Métro sont détenues par le public et les contribuables, un bel avenir est garanti au monde pétrolier et ce, à faible risque financier.

Fin de la 3e chronique.

Et vous, croyez-vous que les politiques énergétiques soient à l’abri de la corruption? Comment favoriser une approche stratégique et impartiale en matière d’énergie alors que les puissants lobby pétroliers semblent s’être déjà immiscés dans l’état?